Le parc Thomas-Chapais : un joyaux de biodiversité au cœur de Mercier-Est

© WWF-Canada

Cet été, l’équipe de Biopolis est allée rencontrer sur le terrain les bionniers du projet Protection, restauration et mise en valeur du parc Thomas-Chapais, dans le cadre de nos visites de projets mettant en valeur la conservation en milieu urbain. Nous avons rencontré Roxanne Mailhot, chargée de projet à l’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, ainsi que Daniel Chartier et Michel Ferrara, membres du Comité citoyen du parc Thomas-Chapais, qui nous ont guidés à travers ce joyau de nature urbaine situé en plein coeur du quartier Mercier-Est.

Le bionnier Daniel Chartier nous montre un charme de Caroline.

La visite a permis à notre équipe de constater la richesse remarquable du milieu forestier de ce parc urbain. Nos bionniers nous ont montré plusieurs espèces d’arbres d’intérêt comme le charme de Caroline, le cornouiller à feuilles alternes, le cerisier tardif et le caryer cordiforme. L’aire de répartition de ce dernier atteint sa limite nordique à notre latitude, et l’espèce donne son nom au domaine bioclimatique qui englobe la région montréalaise : l’érablière à caryer cordiforme. De nombreuses espèces de plantes rares et à statut précaire trouvent refuge dans le parc. C’est le cas de l’érable noir et l’asaret du Canada, deux espèces vulnérables au Québec. Plusieurs espèces d’oiseaux ont également été détectées lors de la visite terrain, dont le pic chevelu, le viréo aux yeux rouges, le jaseur d’Amérique et le cardinal rouge.

Asaret du Canada

L’asaret du Canada au parc Thomas-Chapais, une espèce vulnérable.

L’année 2017 est une période charnière pour le parc Thomas-Chapais, car de nombreuses activités de mise en valeur et de protection du boisé ont été réalisées, sont en cours, ou auront lieu d’ici l’automne. Ces activités s’insèrent dans le projet piloté par l’équipe de l’Éco-quartier Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (Y’a quelqu’un l’aut’bord du mur) et financé par la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement. Le projet comporte, entre autres, un volet d’éradication du nerprun cathartique, une espèce exotique envahissante très répandue à travers la région montréalaise. Plusieurs corvées d’arrachage et de coupe du nerprun ont été réalisées, dont une le 26 août dernier.

Le projet comporte aussi un volet de sensibilisation et d’éducation visant à faire connaître le parc et ses attraits au public. D’ailleurs, huit panneaux d’interprétation seront installés au courant du mois de septembre par l’équipe de l’éco-quartier. Ces panneaux informeront les visiteurs au sujet de la biodiversité et de l’histoire du parc, et sensibiliseront les usagers aux comportements responsables à adopter afin de protéger les richesses du boisé.

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